|
|
|
Un phénomène étrange du monde de la perception.
Je constate qu’aujourd’hui un retour du dessin et de la forme revient en avant-scène au gré des modes de l’art.
Je trouve le modèle vivant et le portrait irremplaçables comme école du dessin : les possibilités sont multiples et la moindre erreur est immédiatement décelable.
Dans ce contexte, j’ai été frappé par un phénomène récurrent en scéances de dessin de modèles vivants.
Il m’est arrivé souvent de constater que, lorsqu’un modèle, même vu de dos, s’ennuie, l’intérêt tombe immédiatement et les crayons des dessinateurs s’arrêtent.
Nous étions entrés dans le trait, dans la grâce d’une courbe, dans l’expression d’un psychisme et l’enchantement s’arrêtait brutalement.
Ce phénomène était d’autant plus remarquable que chacun de mes collègues avait un trait très personnel, témoignant de leurs sensibilités diverses.
Il existait, sans aucun doute, d’autres vecteurs de communication que ceux de l’optique.
Au delà de la forme, un vecteur venait du modèle vers l’artiste et inversement.
Quelle était donc l’énergie communiquée qui pouvait avoir une telle puissance ?
De quelle nature était-elle et par quels canaux se propageait-elle ?
La Lumière Neutre, origine du livre, extrait. |
|
|
 |
|
|